red typewriter coffee cup
A moins d’écrire un roman où l’espace-temps peut varier (ça existe), il est important d’être très vigilant au respect de la chronologie. Soit, le lecteur ne va pas forcément aller compter jour après jour le temps qui passe au fil de l’histoire mais si on veut être sérieux et qu’on est par nature un peu pointilleux, il faut le faire. Autre avantage, cela vous évitera, si votre histoire se déroule sur plusieurs mois voire plusieurs années, d’oublier de changer de saison ou d’ignorer la météo (“ils sont encore en été ?? Cela fait dix mois qu’ils sont en été…”, “ah tiens, il neige dans ce passage, pourtant vu la chronologie, on est en plein mois de juillet”).
Je n’écris pas forcément mon roman “Tuer n’est pas vivre” dans l’ordre chronologique. Quand une idée me vient, je la rédige au plus vite, la mise en place se fait au fur et à mesure, même si, globalement, je suis un fil qui me permet d’avancer évènement après évènement, scène après scène. L’écriture d’un passage dépend aussi de mon humeur et du ton à donner à ce passage. Si par exemple je place une scène de rupture entre deux personnages, mais que je n’ai vraiment pas la tête à l’écrire car à ce moment je suis d’humeur paisible, j’écris simplement “rupture” et je passe à la rédaction de la suite. Je reviendrai à la rupture lorsque mon humeur sera plus belliqueuse afin de trouver le ton juste.
Par conséquent, la seule option que j’ai trouvée afin de respecter la cohérence des délais entre les scènes et le déroulé du temps avec les saisons, c’est de tenir un calendrier en parallèle de l’histoire. Je note le nombre de jours qui séparent deux scènes, la date à laquelle les évènements clés se produisent, également la saison en cours (j’évite ainsi de citer un marchand de glaces de Central Park comme témoin en plein mois de janvier !).
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