Parution Les Déviants Sacrés, Tome 1 : Le Grand Dessein

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Parution Les Déviants Sacrés, Tome 1 : Le Grand Dessein

Le 1er tome des Déviants Sacrés est paru le 24 aout sous le titre Le Grand Dessein.

Avec les romans SolAs et la trilogie de La Passion de l’Arachnee, il fait parti de la saga des Mondes Mutants.

Le Prologue

 Les Archives d’un prêtre rörhte : Il est un monde au-delà des mondes, où même le sol possède une existence en propre. Ne pénétrez pas ses forêts, ne vous exilez pas dans ses montagnes !

Depuis bientôt trois cents ans de l’ère d’après les changements, on se battait toujours sur Sylvainth. L’ancienne civilisation telle qu’on la connaissait avait disparu pour laisser la place à une autre, faite d’un côtoiement anarchique de groupuscules vivants chacun en autarcie au sein d’un système démantelé.

Trois cents ans précisément, depuis l’apparition des premiers Draegs venus d’une planète de l’une des galaxies spirales de l’Univers de Thoryns ; à ce qui se disait.

L’invasion avait été insidieuse, extrêmement progressive ; et quand les Sylvaneeths avaient réalisé le danger, il était déjà bien trop tard pour repousser l’ennemi.

Sylvainth était un monde de forêts immenses et d’innombrables lochs petits ou grands, enserrés entre de hauts plateaux d’une terre lourde et riche. Aucune éminence suffisamment élevée pour mériter le nom de haute montagne. Pas vraiment. Aucune barrière géologique infranchissable sur ce vaste monde, dix fois plus imposant que les planètes voisines appartenant au système solaire d’Andyn.

La civilisation s’était insérée, là où ça avait été possible ; c’est-à-dire près des plans d’eaux ou bien des aqualides, ces bassins liquides constitués le plus souvent d’une eau couleur de sang ayant l’ultime propriété de régénération dans certaines conditions particulières, ou encore non loin des driverlides, ces courants d’eau lévitant au-dessus du sol à quelques pas, voire dizaines de pas, comme portés par une force invisible qui les maintenait en suspension d’une manière quasi surnaturelle.

Il n’avait jamais été humainement possible d’habiter au cœur des forêts changeantes. La croissance des arbres s’y avérait tellement rapide qu’un mois seulement après le tronçonnage puis l’abattage de l’un d’eux, d’autres plus nombreux réapparaissaient aussi grands et massifs que l’avait été le précédent. À l’instar des êtres de Sylvainth, les arbres vivaient pleinement. La destruction de l’un d’eux engendrait, de fait, systématiquement, la naissance, l’accroissement et la multiplication d’autres spécimens de l’espèce ; et puis surtout, ils étaient dangereux.

Les Sylvaneeths avaient cessé de s’attaquer aux forêts, pour édifier leurs cités dans les vallées proches des lochs. Seules, certaines ethnies d’amazones osaient contrevenir à cette mesure liée à leur survivance. Sur les plateaux, les sols instables avaient de même été évités. La géodynamique de Sylvainth faisait qu’il était quasi-impossible de vivre en altitude. Les substrats en profondeur travaillaient en permanence. Une élévation de terrain ne demeurait en l’état que quelques mois, jamais vraiment plus, avant de s’effondrer plus ou moins sur elle-même. Le relief de ces plateaux subissait des variations sujettes à une sorte d’équilibre géologique interdisant la croissance des massifs et la formation de hautes montagnes. Il n’y avait que les vallées pour rester immuables dans la fabuleuse ossature de ce monde. Même les lochs ou les bassins vibraient d’une existence propre. Leurs eaux sanglantes ou brunes déferlaient ou refluaient sans prévenir, sans dépasser leur niveau culminant, mais pouvant disparaître en presque quasi-totalité sans qu’aucune prévision

Cette lecture s’achève ici. J’espère que je t’aurais donné l’envie d’en lire davantage. N’hésite pas à te rendre sur mon site : christinebarsi.com. À bientôt.

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