J’ai le plaisir de vous annoncer que mon roman, Les Herbes ou la déchirée vient de paraître hier aux éditions du Lys bleu.

 

➡ LES HERBES ou la déchirée – roman – Présentation (suite)

I – UN CHEMIN DANS LE ROMAN – UN CHEMIN VERS LE ROMAN

Je vous ai parlé il y a quelques jours du chemin que tente de suivre le narrateur à la recherche d’un visage entrevu, chemin réel – ou irréel d’ailleurs… c’est à voir et cela fait partie de l’histoire – mais il en est un autre, métaphorique, que suit ce narrateur-romancier : le chemin vers le roman. C’est celui-ci que quelques extraits vont vous présenter aujourd’hui.

2 – Un chemin vers le roman

En parallèle de cette poursuite d’un personnage entraperçu, le texte est également l’histoire de sa propre poursuite, intégrant non seulement son travail à l’intérieur du texte – hésitations, ratures, corrections, réflexions et digressions d’une voix intérieure –mais également ce que le narrateur appelle ses “petits papiers” :

Petits papiers (Carnet 1 – 12/12/2009)

Voilà j’ai commencé. Finalement je m’aperçois que c’était en moi depuis longtemps, que je tardais seulement à m’y mettre, que je traînais comme on traîne des pieds, comme on va à reculons quelque part. (…)

Il y a quelque chose dans l’écriture qui ressemble à l’approche d’un animal sauvage : que j’insiste pour trouver et tout disparaîtra. Je laisse passer.

Et aussi toujours la sensation étrange que quelqu’un me dépasse en écrivant. Qui va ainsi plus vite que moi ? Qui est celui qui en moi me devance en écrivant ce derrière quoi je vais ensuite courir ?

Insaisissable. Sauvage aussi, oui, fuyant entre les lignes. Est-ce qu’un écrivain ne veut pas toujours mettre la main sur ce qui s’enfuit ?

Ce carnet je l’ai ouvert peut-être pour ralentir. Mais peut-on jamais coïncider avec ce qu’on écrit ? Pas plus sans doute qu’avec ce qu’on vit.

Et la poursuite du roman est aussi incertaine que celle du visage entr’aperçu :

La jeune fille. Le garçon peut-être : je continue à hésiter comme si chaque fois une image sortait de l’autre, comme s’il y avait eu plusieurs personnages en elle – ou lui – ou comme une ombre qui accompagnerait toujours la silhouette qui surgit.

ou l’interrogation sur le chemin suivi :

Autant de lignes virtuelles, autant de vies possibles, autant de chemins pour un écrivain….

Mais pourquoi CE chemin-ci ?

Bien entendu je ne vous dirai rien de ce parcours dont la ligne s’entrecroise au long du roman avec celle du chemin réel/irréel…

…”On prend des chemins sans savoir, ils disparaissent avant qu’on ait compris pourquoi. Combien de temps pour retourner chez soi, en soi, là où une branche a donné naissance à une autre, et encore une autre ? Sous chaque mot couve un feu. Et les mots, les mots sous les mains, sont des oiseaux, l’ombre qu’il faut libérer.

Pour moi en tout cas ces mots sont “libérés”, le roman LES HERBES ou la déchirée est en vente depuis hier sur le site des éditions du Lys bleu, vous pouvez vous le procurer sur :

https://www.lysbleueditions.com/produit/les-herbes/

À suivre…car bien sûr je reviendrai vous parler… du personnage, du chemin d’eau et d’autres encore…

 

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Catégories : Extrait de livre

Anne Cécile LÉCUILLER

Anne Cécile LÉCUILLER

Professeure agrégée de Lettres - écrivain - poète et peintre (techniques mixtes)

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