C’est pour moi une question qui se pose une fois le manuscrit terminé. De nombreux sites, blogs et forums liés à l’écriture fourmillent de conseils sur cette étape.

Grosso modo, on relèvera deux possibilités pour choisir le moment où on termine un chapitre pour aborder le suivant : la première option consiste à achever un chapitre à la fin d’une action ou d’un épisode avec une unité temporelle, ce qui permet alors au lecteur de faire une pause, voire de déposer le livre (temporairement !) pour y revenir plus tard. La deuxième option, au contraire (quand l’auteur est un peu sadique et désire que le lecteur ne lâche pas le livre jusqu’à la page finale et tant pis s’il y passe la nuit !), tend à clore le chapitre sur une révélation clé, un moment où l’action rebondit (“elle se retourna, il braquait une arme sur elle”, “je vais te dire qui est ton père”, etc, exemples fictifs).
Pour ma part, j’alterne les deux possibilités. Quand une action se déroule avec un décalage temporel marqué par rapport à la précédente, ou que l’on passe de la situation d’un des personnages à celle d’un autre, sans lien apparent entre les deux, clore un chapitre me parait une bonne opportunité pour laisser le lecteur faire une pause. Mais de temps en temps, j’aime bien jouer un peu avec le suspense et donner envie au lecteur de passer de suite au chapitre suivant en terminant l’action sur une révélation, un moment crucial. Je l’interprète comme un test inconscient du pouvoir addictif de l’histoire : bien sûr je ne serai pas aux côtés du lecteur et ne saurai donc pas s’il s’est rué sur le chapitre suivant ou s’il a tout de même posé le livre, mais j’en prends le pari.
Ceux qui ont lu les deux premiers tomes de “Tuer n’est pas vivre” savent qu’en plus des chapitres ils sont découpés en “parties”, je profite de cet article pour expliquer ce choix. “Tuer n’est pas vivre” développe plusieurs intrigues imbriquées les unes dans les autres, le fil conducteur étant la relation entre Wade et Marina qui évolue au fil des romans. La fin d’une “partie” signifie en général le terme d’une des intrigues, même si des éléments de celle-ci peuvent ressurgir dans la suivante et qu’une lecture chronologique de l’ensemble des tomes est indispensable à la compréhension de l’histoire. Curieusement, à la fin d’un tome, la dernière partie de celui-ci s’achève systématiquement sur une inconnue… Hasard ? Ben non… C’est l’auteur sadique qui ressurgit en moi !
Un dernier mot sur la longueur des chapitres (vous trouverez là aussi bon nombre de conseils sur Internet, je ne fais ici que partager avec vous ma manière personnelle de procéder) : d’une manière générale, il est admis que des chapitres courts donnent du rythme au roman. C’est le choix pour lequel j’ai opté, avec des chapitres de 10 ou 15 pages (en format Word) dont j’essaie d’harmoniser la longueur, même si, pour les besoins de l’histoire, certains sont plus longs que d’autres, le principal était de maintenir une découpe cohérente.
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Charlotte ADAM

Charlotte ADAM

Je me suis lancée dans l’écriture très jeune, pour mon seul plaisir tout d’abord, puis dans la publication en auto-édition en juillet 2017.