C’est le plus grand des voleurs !… Julian Assange et Moi

Publié par ABreadBooks le

C’EST LE PLUS GRAND DES VOLEURS…

ÊTRE RÉCUPÉRÉ PAR LA FRANCE OU CROUPIR EN SUPERMAX ?

La France s’honorera bien sûr si elle donne l’asile à Julian Assange, quoi qu’il en soit. Et il sera un autre symbole de ce que la France a toujours été : la patrie des droits de l’homme, la patrie où tant de naufragés des dictatures ont atterri en baisant son sol des années durant ; on pense à tant et tant de figures illustres. À tant et tant d’hommes et de femmes qui prononçaient le français comme en état d’absolue adoration.
Et j’aime toujours mon pays pour cela, pour une aura qu’il a gardée, malgré tout.

La chose se complexifie car désormais la France n’est PLUS la patrie des droits de l’homme et n’est plus la terre de la liberté de la presse.

Nous aimons Assange ai-je dit, mais comme les Australiens, les Italiens, les Autrichiens, les vauriens, les dauphins et les requins.

Je veux dire qu’il fait appel en nous aux instincts les plus glorieux de notre nature humaine. À nos aspirations pour la liberté des journalistes et de leurs révélations fracassantes. J’aime imaginer Assange s’enfuyant avec en guise de diamants les secrets les plus foudroyants des militaires américains.

C’est le plus grand des voleurs !

Il serait mieux évidemment caché dans une ambassade à Paris où des journaleux (je ne dis plus journalistes…) empressés par la une viendraient se crêper le chignon devant son teint blême. Oui il serait mieux que dans un Supermax étudié pour nettoyer totalement les cerveaux les plus rebelles.

Jean-Luc, puisque tout est show désormais et surtout en politique qui ne sert à rien, et si vous apparaissiez tout à coup en dédoublement hologramme tous les deux place de la Nation à Paris où tant de jeunes défilent scandant leur mécontentement grandissant ?

Loin de moi l’idée de me moquer de cet appel de la forêt politique française pour Assange. Nous en sommes fiers, et nous serions comblés qu’il soit là, parmi nous, celui que tous vénèrent comme un symbole de la vérité.

Mais, pour replacer cette envie d’asile dans la problématique Assange globale, n’oublions pas que cet homme se fait torturer depuis des mois, comme moi, et que même s’il préfère un lit au Ritz plutôt qu’une paillasse au Supermax il a aussi sûrement envie de crier à la France mais aussi à la terre entière pourquoi, par qui et comment il est torturé.
Nils Melzer, rapporteur spécial de la torture et des mauvais traitements aux Nations unies, l’a prouvé et démontré : Assange est gravement torturé.

Comme je l’ai déjà écrit Assange est le phénomène. Nous les Targeted Individuals les épiphénomènes. Les secrets enlevés parlaient aussi bien sûr de ces armes dont nous sommes lui comme nous victimes.

L’asile pour Assange, c’est bien sûr un coup de poing politique supplémentaire porté aux Etats-Unis après les sous-marins. Une nouvelle poignée de mains sera-t-elle cette fois suffisante pour oublier ?

Oui la France, terre d’asile, s’honore de penser accueillir sur son sol le symbole Assange.

Mais c’est toute la vérité Assange et non pas seulement le symbole que je voudrais accueillir ici, moi, Française torturée.

Jacqueline Sarah Eléonore MENANTEAU, board member of ICATOR, International Coalition Against Electronic Torture and Robotisation of Living Beings

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