Saga des Mondes Mutants

Parution à venir d’un roman de la Saga des Mondes Mutants Une nouvelle aventure de ma saga des Mondes Mutants paraîtra courant septembre 2021. Pour le moment en phase de finalisation auprès de moi-même et de 5 Sens Editions, ce troisième opus fait suite à la trilogie La Passion de Lire la suite…

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La baie du Diable – Extrait 1

Suivez mon héroïne Anne de Thiéville à bord de l’Indira et préparez-vous à affronter la tempête ! 💃⛵🌊 « Elle avait embarqué sous un ciel d’azur et une mer turquoise pour découvrir un ciel d’encre et une mer à son image, redoutant soudain que les cieux vers lesquels son destin l’emportait, si elle y parvenait un jour, ne lui voilent à jamais le soleil et que sa nouvelle existence ne fût aussi noire que les flots battant les flancs du navire. (…) Et les jours qui se succédèrent semblables les uns aux autres la virent monter de temps à autre sur le pont pour prendre une goulée d’air, comme ces cétacés qui font surface après avoir fendu les flots et regagnent ensuite les profondeurs. Elle croisa alors le regard du capitaine de La Borie qui s’approcha d’elle pour échanger quelques mots. Elle ne battit pas en retraite cette fois, mais elle ne faisait guère plus confiance au chef des forbans. Ses cheveux de jais pris dans un catogan, ses yeux aussi bleus que l’océan par beau temps, des traits qui auraient fait la joie d’un sculpteur, il promenait sur le monde un petit sourire qui semblait se moquer de tout … et d’elle en particulier. (…)  – Mademoiselle de Thiéville, fit-il en la saluant, son éternel sourire aux lèvres. Vous ne faites pas connaissance avec l’hémisphère Nord sous les meilleurs auspices. Mais ne vous inquiétez pas, c’est passager. J’ai pensé que vous aviez peut-être envie d’un peu de conversation et … qu’il serait préférable pour cela que je vienne jusqu’à vous. Anne le dévisageait, soutenant son regard bleu un rien moqueur comme si son sourire se transmettait naturellement à ses yeux, une sotte colère bouillant en elle. Pour qui ce coureur des mers se prenait-il ? Parce qu’elle n’avait pas le pied marin, il se permettait de la railler, même si c’était de façon courtoise. – Merci capitaine, mais je n’ai guère envie de faire la conversation ! lui renvoya-t-elle sèchement. J’avais juste besoin de prendre l’air. – Je vous comprends. Devoir demeurer cloîtrée auprès de votre servante. Va-t-elle un peu mieux ? demanda-t-il en hésitant. – Elle s’est endormie, dit simplement Anne. Son regard s’accrocha aux lourdes nuées qui s’amoncelaient au-dessus de leur embarcation et elle prit soudain conscience que le tangage s’était accentué, le navire plongeant davantage dans les creux et grimpant plus vivement à l’assaut des vagues. Elle se tourna vers le timonier qui maniait le gouvernail. – Je pense que nous allons essuyer un grain, au pire une petite tempête, fit le capitaine qui avait suivi son regard, comme si c’était là, chose sans grande importance. – Une tempête ! répéta Anne incrédule. – Oui, vous devriez retourner dans votre cabine et réconforter votre domestique. Anne se mit à le toiser, n’ayant guère envie de lui obéir. Elle n’était pas sous ses ordres. Aussi ne bougea-t-elle pas d’un pouce. Elle le revoyait venir vers elle, aussi agile qu’un chat alors qu’elle avait brûlé de le rejoindre sur le gaillard d’arrière pour lui dire son fait et s’en trouver, elle, bien incapable. – Je vous conseille de retourner à l’intérieur si, à la première embardée, vous ne voulez pas servir de dîner[1] aux poissons ! dit-il, accompagnant sa remarque d’un regard bannissant toute réplique. Et si vous savez quelque prière, dites-la, afin que l’Indira nous ramène sains et saufs à Saint-Malo ! crut-il bon d’ajouter. Anne lâcha les cordages et tendit le bras vers le montant de la porte. Elle partit alors violemment en arrière et serait à coup sûr tombée si le capitaine ne l’avait pas retenue d’une main ferme. – Merci, murmura-t-elle en s’accrochant au chambranle. A peine la porte franchie, l’odeur aigre des vomissures la prit au nez. Elle se tourna vers le capitaine qui surveillait sa progression dans le passage et l’implora malgré elle du regard. Ce dernier lui intima d’un signe de tête de continuer. Arrivée à la hauteur de sa cabine, ce fut pour le voir refermer la porte sur elle. – Le mufle ! grinça-t-elle entre ses dents, la lanterne qui se balançait au plafond au rythme du tangage faisant naître chez elle un haut-le-cœur. Il y eut alors une vague plus forte que les précédentes et le navire qui s’était violemment dressé, retomba tout aussi fortement. Projetée contre la paroi, elle se redressa, une vive douleur à l’épaule, et, s’appuyant à la cloison, parvint à réintégrer la cabine qu’elle partageait avec Lisette. » [1] Le dîner désignait autrefois le repas de midi, celui du soir étant le souper. La baie du Diable – Chapitre I – Tempête La baie du Diable est disponible en version papier et numérique. https://www.amazon.fr/s?k=la+baie+du+diable&i=stripbooks&__mk_fr_FR=M&ref=nb_sb_noss_1 https://livre.fnac.com/a15210579/Elisabeth-Larcher-La-baie-du-Diable#omnsearchpos=1

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La baie du Diable – 10

L’Indira arrive dans le port de Saint-Malo … « Le navire avait ralenti sa course et venait de laisser sur sa gauche l’île du Petit Bé et son fort puis celle du Grand Bé. Majestueux, il longea sous les nuées grises les imposants remparts masquant la ville et pénétra lentement dans Lire la suite…

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